mardi 10 avril 2018

Les Services Généraux de la Mayotte.


Depuis maintenant un an nous publions des articles sur les activités au sein de la MLM et sur les événements qui ponctuent sa vie. Il nous semblait important de rendre hommage à un des services les plus emblématiques du site de Montlignon, à savoir Les Services Généraux.

Les services généraux, ce sont 22 salariés, un service dense et très sollicité dans lequel œuvrent un grand nombre de corps de métiers. C’est un rouage indispensable et pourtant discret. Le service support essentiel. Il est partout et bien souvent on ne le voit pas, où alors seulement quand quelque chose dysfonctionne. C’est le ciment entre les briques pour que le mur tienne debout, c’est le sel dans le pain, c’est la fondation d’un édifice sans quoi rien ne pourrait être viable.

Juan chapeaute ce service qui est un fluidifiant au travail global des institutions. Il occupe ce poste depuis 2 ans et demi, sous la responsabilité, depuis septembre, de Mr Saccomano directeur de l’IME René Zazzo.

Concrètement, « les services généraux c’est tout ce qui fait support et accompagne le bon fonctionnement du site. Son action s’étend du réapprovisionnement du papier pour les imprimantes au gasoil.»

Il comprend,

Les Hommes d’entretien : Mohamed, Fabrice, Zinedine employé en CDI et trois emplois d’avenir : Grégorie, Maudelin, Massadio. Ils ont pour tache les travaux techniques ainsi que la livraison des repas et l’évacuation de déchets. Pour ce service le maitre mot est priorisation. S’ils sont quotidiennement occupés à des petites missions de réparations et d’entretien c’est la sécurité des enfants et des employés qui prime.

La cuisine, qui prépare les repas pour le site de Montlignon, avec Viviane, la chef cuisinière, Evelyne et Lotfi, les commis, Véronique et Hélène à la plonge et au service ainsi que Cécilia en contrat d’avenir.

Sans oublier Monique à l’économat, Claudine la lingère, Joëlle à l’accueil et les maîtresses de maisons des deux ITEP, à savoir, Corine et Corine, Stéphanie, Agnès, Gaelle et Sabrina.

Notons que Loïc, le palefrenier vient ponctuellement apporter son aide au service.

L’ensemble des professionnels du site œuvrent au bon accueil des enfants sur le site, la mission des services généraux n’est pas différente, même s’ils ne sont pas en contact direct avec les enfants, elle s’inscrit sur la même ligne.

Juan, responsable des Services Généraux. 


lundi 9 avril 2018

FEUILLETON HISTORIQUE, LES 70 ANS DE LA MAYOTTE #2 :L'INSTALLATION A MONTLIGNON.


L’installation à Montlignon :
La mise en place du triptyque : éducatif, psychologique, enseignement scolaire.

L’arrivée d’une nouvelle équipe à Montlignon n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un projet esquissé au Coudray entre 1945 et 1947.

En janvier 1948, un groupe d’éducateurs, d’instituteurs et de personnel divers (Jardinier, lingère, home d’entretien, secrétaire) sous la direction de Fernand Cortez, prend la responsabilité d’une Maison d’Enfant gérée par l’Entraide Française.

Ce lieu ne s’appelle pas encore La Mayotte. Sur un parc de 12 hectares s’élève une grosse maison bourgeoise de style alsacien. C’est là que vont vivre 60 enfants.

Mais cette implantation ne va pas de soi, même si c’est un formidable pari qui est relevé. En effet, la guerre terminée, l’Entraide Française ne se justifie plus et il est impératif de trouver de nouveaux financements. La sécurité sociale se met en place et prend en charge certains établissements à dominante médicale, mais l’institution que Fernand Cortez met sur pied ne répond pas aux normes qui permettraient de solliciter un agrément comme établissement de soins.

La solution est trouvée par René Laborie qui s’efforce de regrouper les différentes sociétés de secours mutuels des entreprises de presse de la région parisienne afin de créer une grande mutuelle parisienne de la presse. La mutuelle créée devient propriétaire du site de Montlignon, qui prend alors le nom de La Mayotte et devient un Institut Médico-Pédagogique, répondant à des critères de recrutement et de fonctionnement précis. Les admissions découlent d’un certificat médical après examens dans le cadre d’une consultation médico-pédagogique.

Parallèlement, Fernand Cortez prend contact avec le professeur René Zazzo alors directeur du laboratoire de psychologie de l’enfant à l’hôpital Henri Roussel. La Mayotte commence donc à accueillir des enfants examinés lors de consultations sur cet hôpital. De plus, des médecins et des rééducateurs qui en dépendent acceptent des vacations pour y suivre les enfants.

Par ailleurs, la plupart des enfants ont des problèmes scolaires graves. Il est important de pouvoir leur offrir de bonnes conditions d’enseignement. Fernand Cortez obtient de l’Inspection Académique de Seine et Oise la création de postes d’instituteurs publics, ce qui permet de régulariser la situation des instituteurs qui travaillaient déjà dans l’établissement.

Le pavillon alsacien.

mardi 3 avril 2018

Un défi culinaire des Korrigans : les meilleurs Cookies du monde !


Le groupe des Korrigans s’est lancé la semaine dernière un grand défi : Réaliser une nouvelle recette de gâteau chaque semaine et cela pendant 6 semaines.
La semaine dernière ils réalisaient La Meilleure recette de Cookies.

Ils nous livrent les secrets d’une délicieuse préparation.

Ingrédients (pour 6 personnes ou 2 korrigans) :

- 1 œuf
- 85g de sucre
- 85g de beurre doux
- 150g de farine
- 100g de pépites de chocolat
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 cuillère à café de levure chimique
- ½ cuillère à café de sel

Les Korrigans nous rassurent, il s’agit d’une réalisation facile en 15mn pour une cuisson de 10mn.

Préparation :

- 1) Laissez ramollir le beurre à température ambiante. Dans un saladier, malaxez-le avec le sucre.
- 2) Ajouter l’œuf et le sucre vanillé.
- 3) Versez progressivement la farine, la levure chimique, le sel, les pépites de chocolat et mélangez bien.
- 4) Beurrez une plaque allant au four. A l’aide de deux cuillères à soupe ou avec les mains, formez des noix de pâte en les espaçant car elles s’étaleront à la cuisson.

Pour finir faire cuire 8 à 10mn à 180° ou thermostat 6. Il faut les sortir dès que les contours commencent à brunir.




Qualifications Equifun à l'ITEP Paulo Freire.




Trois enfants de l’ITEP Paulo Freire se sont présentés le dimanche 26 mars aux qualifications en Equifun et Dressage pour le championnat national d’équitation adapté. Ils sont tous les trois qualifiés dans les deux disciplines. Deux enfants en division 3 et un enfant en division 2. Un grand bravo aux champions et tous nos encouragements pour la suite de la compétition.




mardi 27 mars 2018

Feuilleton historique, Les 70 ans de La Mayotte #1 : Le Coudray.


La Mutuelle La Mayotte fêtera cette année ses 70 ans. Nous avons donc décidé de vous faire partager les grandes étapes historique de sa création et de son développement. 

Le feuilleton de la Mayotte s’appuie sur le témoignage écrit et précieux, rédigé par un de ses instituteurs pionniers, M René Laborie, dont un des établissement porte aujourd’hui le nom. 

La Mayotte à cette année 70 ans. C’est en 1948 que son histoire commence, mais comme pour tous les grands récits, il y a un avant. Il y a un autre lieu d’où tout s’origine: Le château de Coudray, près de Chinon, au cœur de la Touraine. C’est dans ce château du 15 ème siècle qu’entre 1945 et 1947 se dessinent les prémisses de ce qui deviendra, bien des années plus tard, la Mutuelle La Mayotte.

Une centaine de garçons et de filles y vivent, partagés en groupes mixtes de 20 à 30 enfants. Nous sommes alors à la sortie de la guerre et l’on s’efforce d’organiser une vie collective joyeuse et sereine dans cette Maison d’Enfant de l’Entraide Française où le climat reste difficile. Les instituteurs tentent de dispenser des enseignements scolaires qui ne s’appuient pas sur une école traditionnelle fortement critiquée et prônent davantage une «éducation nouvelle».

Mais l’isolement, le manque de formation et l’ignorance des situations des enfants deviennent des entraves. Le travail se fait trop loin des réalités sociales auxquelles les enfants vont être confrontés, il faut réagir, proposer autre chose. L’idée est de créer un établissement proche des familles et permettant des approches thérapeutiques variées, complétant une éducation, développant l’acquisition de l’autonomie ; tout cela se conjuguant à une scolarité permettant des retours en milieu ordinaire. Déjà, à cette époque, une réflexion est menée pour accompagner dans les meilleures conditions des enfants présentant des situations familiales complexes, des difficultés scolaires et des retards moteurs. C’est dans cette perspective que le jeune directeur du Coudray, Fernand Cortez, trouve le moyen de transférer une partie de l’équipe sur un autre site, situé en région parisienne: Montlignon.

A suivre …

On a pu dessiner notre rêve.


Un entretien avec Lili (17 ans), Christopher (17 ans), Aly (16 ans), Cassandra (16 ans), Romain (14 ans), Anthony (20 ans), Déborah (15 ans), Abdeldader (16 ans), Bakary (16 ans).

La section Pro de l’IMPRO a poursuivi cette année le travail entamé depuis deux ans, avec Lionel (http://broucklionel.wixsite.com/brouckenvrac) pour présenter une BD au concours Hippocampe dans le cadre du festival d’Angoulême.

Si l’année dernière ils avaient remporté l’Hippocampe d’Or, ce ne fût pas le cas cette fois-ci (leur BD a tout de même remporté le deuxième prix !). Mais ce fût l’occasion de réaliser un séjour d’une semaine qui culminait par une visite de deux jours au festival de la BD, séjour financé par le Groupe LOURMEL. Ils nous parlent ici de cette activité et de cette expérience inoubliable.

-Pouvez-vous nous présenter l’activité Bande dessinée ?

Christopher : On a pris un mois pour faire la bande dessinée.

Aly : Avec Lionel est venu le lundi et le mercredi. Lionel c’est le dessinateur qui vient nous aider.

Lili : Nous faisons deux bandes dessinées, en deux  groupes. Ce n’est pas la même histoire.

Aly : Il y deux histoires différentes. Dans la première il y a un astronaute.

Romain : La deuxième histoire c’est avec des super héros et on parle de notre envie.

Aly : Moi c’était Hulk. Il voulait tout casser.

Romain : On travaille sur «J’ai envie de… », c’est le sujet. C’est nos rêves aussi.

Christopher : Mon rêve c’est d’être Cow-Boy et de sauver mes amis.

-Pourquoi réalisez-vous cette Bande Dessinée?

Romain : C’est pour l’Hippocampe. C’est un concours.

Christopher : On a gagné l’an dernier.

Déborah : Nous n’avons pas gagné cette année, c’était triste.

Aly : Mais on a gagné une fois.

Anthony: C’est pas grave.

Lili : Mais on a encore envie de faire le concours.

-Vous apprenez  quoi dans cette activité ?

Aly: le dessin.

Lili : A colorier dans le bons sens et à faire toujours le même geste.

Romain : On prend des idées et si ça plait pas, on refait.

-Justement, ça fait quoi de créer, d’inventer des histoires ?

Lili : Il y a beaucoup d’émotions et on apprend.

Aly : Ca apprend pour plus tard.


-D’ailleurs vous faites des visites d’institutions pour préparer plus tard, pour l’avenir, pour trouver le métier que vous aimeriez faire, pour avoir des idées de stages. Vous avez des idées sur ce que vous aller faire plus tard ?

Romain : Moi j’aimerai aller dans une école ou on travaille aussi, où on fait de la cuisine.

Aly : Comédien, mais pas en ESAT.

Anthony : Pour moi c’est trop dur, j’y arriverai pas.

Romain : Moi, j’ai un rêve, footballeur professionnel.

Cassandra : Moi, je ne veux plus devenir toiletteuse… Je veux travailler à la Mayotte pour plier le linge.

Sandrine, l’enseignante, intervient : C’est parce qu’elle aime le shopping (rires). 

Déborah : Moi je veux faire coiffeuse.

Bakary : Le travail, pour moi, c’est quand je serai grand.

Christopher : Policier pour sauver les gens et les aider.

Abdelkader : Pompier pour sauver les gens et éteindre les feux.

Lili : Mon métier de rêve c’est médecin, mais c’est trop dur. J’aimerais faire les plantes.

-Cette année vous êtes allés à Angoulême. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez fait là-bas et quels sont vos meilleurs souvenirs de ce séjour ?

Anthony : Se promener.

Bakary : L’exposition avec Garfield.

Lili : L’exposition Fairy Tail où il y avait le petit chat.

Aly : Le restaurant.

Romain : Moi, c’est le grec.

Abdelkader : Il y avait la grotte.

Anthony : et les stalactites.

Christopher : Le dessin au restaurant. Nos visages faits par Lionel.

-Cette activité vous a permis de réaliser énormément de choses, mais quoi en particulier ?

Lili : On a pu dessiner nos rêves.


-Vous poursuivez maintenant un travail en peinture pour réaliser des fresques et avez entamé une activité théâtre. Pourquoi le théâtre ?

Aly : On est acteur. C’est pour faire rire les gens.

Au retour de ce séjour ils se sont attelés à un projet d’envergure : La création d’un pôle culturel. Si la BD est délaissée pour un temps, cela n’empêche pas le groupe de poursuivre une activité en art graphique, toujours avec Lionel. Il s’agit de réaliser de grandes fresques qui à terme seront exposées à l’extérieur. Une manière de s’inspirer du rallye Street Art réalisé pendant le séjour et de créer des œuvres éphémères amenées à subir les affres du temps. Elles représentent les jeunes et la vie à la Mayotte, c'est-à-dire des personnes qui travaillent ici où des figures importantes, comme l’âne Fripouille, mélangés à des personnages de BD.

Le pôle culturel s’articule autour de plusieurs axes dont certains on déjà été explorés ou commencent à l’être: le travail sur la BD, Les fresques, mais aussi le théâtre et des sorties de groupes, qu’elles soient culturelles ou à visées professionnelles. Le but est d’appréhender dans ses différentes dimensions la présentation de soi, que ce soit à travers l’exposition d’œuvres produites ou d’un travail sur le corps. L’activité théâtre est pour cela tout à fait pertinente. Elle est encadrée par Laure, comédienne, metteur en scène et intervenante de l’Association « comme un Théâtre ». (http://www.commeuntheatre.com/metteursenscene.html).

Un film sera réalisé pour la fin de l’année. La pièce ne sera donc pas présentée physiquement aux familles, elle sera filmée. L’idée d’un film est venue à l’issue d’une projection vue au cinéma de Beaumont, film réalisé par le SAJH de Persan. Cela permettra d’évacuer le stress et dans un premier temps d’éviter le trac d’une représentation en public, tout en se mettant en scène pour raconter une histoire dont ils sont les auteurs. Dans cette histoire les jeunes ont décidé de mélanger les références. Hannsel et Gretel avec les Men In Black avec Dupont et Dupond et Manon et Paola avec la Belle au Bois Dormant sans oublier le Grand Méchant Loup.

On voit ici que le travail effectué depuis des mois s’intrique pour se déployer à différents niveaux et que travailler sur un domaine constitue le prétexte pour explorer d’autres champs pouvant être en relation. Une activité se déployant autour de la BD peut permettre d’aborder l’avenir professionnel, un avenir imminent pour certains jeunes, et de bien différencier le rêve et le possible. Ils sont alors amenés à réfléchir sur la notion de métier de rêve et de métier possible en milieu protégé ou pas et commencer de réfléchir à différents lieux de stages. Pour cela certains vendredis ils se rendent dans des institutions pour les visiter. Ainsi, à L’ESAT La Montagne ils ont pu voir que différents métiers sont proposés en milieu protégé : Palefrenier, menuiserie, horticulture, relieur ... et même une troupe de comédiens avec le théâtre du Crystal.


mardi 20 mars 2018

Présentation du groupe « JEUX DE GROUPE ».



Je me présente, Elya ELISABETH, je suis psychomotricienne diplômée d’Etat. J’interviens à mi-temps au sein de la Maison de l’Enfant et du SESSAD FRIDA KAHLO à Villeneuve La Garenne. J’exerce également au sein de l’Accueil De Jour de l’IME LA DOUCETTE à Drancy (structure accueillant des adolescents et de jeunes adultes autistes).

Lors de mes temps de présence à la MDE et au SESSAD, je suis amenée à réaliser des prises en charge individuelles (dans le cadre du SESSAD) et/ou en groupe. La question des modalités de la prise en charge se discute suite à l’élaboration d’un projet thérapeutique adapté aux difficultés et aux capacités de chaque enfant. J’encadre plusieurs groupes thérapeutiques tels que l’atelier sensoriel, la piscine et le jeu de groupe. C’est autour de cette dernière activité que nous nous sommes particulièrement entretenus.

Le« jeu de groupe » s’est créé à mon arrivée,en collaboration avec l’équipe, suite aux diverses observations cliniques qui ont été faites en lien avec les pathologies rencontrées. Il s’est avéré pertinent de donner l’occasion à certains enfants des différents modules(spécifiquement les plus âgés et autonomes) de se réunir, afin d’interagir autour de jeux moteurs et cognitifs. Il faut également savoir que ces enfants, accueillis jusqu’à leur 6ème année,seront amenés à intégrer un autre environnement ou établissement avec d’autres jeunes.

Modalités du groupe :

Ce groupe est composé de six enfants (âgés de 4 à 5 ans et demi) présentant des troubles pouvant s’inscrire dans différents registres : psychique (comme l’autisme), génétique (trisomie), ou de type déficience intellectuelle. Le groupe est encadré en Co thérapie par trois professionnels : une éducatrice (Frédérique DEMEYER), un Aide Médico-Psychologique (Gaëtan RUBIO), une psychomotricienne (Elya ELISABETH). Les adultes sont présents pour répondre aux demandes spontanées des enfants, les accompagner et étayer leurs expériences, favoriser au maximum les échanges dans un plaisir partagé. Cet atelier se réalise dans une salle polyvalentequi est aménagée et préparée pour l’activité,tous les lundis matins de 9h30 à 10h15. La séance dure 45 minutes.

Objectifs du groupe :

-       Offrir un espace transitionnel, espace contenant les angoisses primaires ou archaïques,
-    Proposer un cadre sécurisant contribuant à l’inscription et au repérage dans le temps et l’espace

-       Favoriser le respect du cadre et des règles(fonction organisatrice et protectrice) ;

-      Soutenir les interactions entre les pairs et les adultes,afin de favoriser la différenciation entre soi et l’autre. A travers ces ajustements relationnels,le travail est centré sur la distanciation, l’acceptation des autres, l’apprentissage par les autres, le tour de rôle ;

-   Découverte de soi, constitution d’un « moi » mieux adapté à la vie sociale.En effet, ils s’identifient aux autres, en partageant comportements, émotions, sentiments, etc.

-       Favoriser la prise d’initiative, l’affirmation de soi ;

-      De façon plus générale, soutenir le développement global :

intégration du schéma corporel, motricité globale, équilibre, tonus, contrôle moteur, gestion de l’impulsivité

renforcement des capacités d’attention et de concentration

langage et communication

compréhension des consignes simples et complexes, mise en place de stratégies

expression et régulation des émotions

Moyens et déroulement de la séance :

Le jeu est un des outils ludiques pour bouger, apprendre, échanger, communiquer et évoluer. Mais il donne également à l’enfant des éléments clefs pour intégrer, se représenter, imaginer et créer. La médiation par le jeu constitue un détour pour la symbolisation.Parce « corps en jeu », l’enfant va ainsi nourrir sa pensée et se construire.

Le groupe se déroule en plusieurs étapes que les enfants retrouveront systématiquement à chaque séance. Ces étapes sont différenciées au niveau spatio-temporel, afin de bien séquencer le temps et l’espace.

La séance débute par le même rituel. Il leur est tout d’abord demandé de se déchausser à l’entrée de la salle.Une fois dans l’espace de jeu, les enfants comme les adultes se tiennent chacun debout dans un cerceau afin de se dire bonjour. Nous établissons un recentrage individuel à partir du schéma corporel en nommant, montrant et touchant les différentes parties du corps.

Nous proposons au maximum deux jeux qui varient en fonction des séances. D’ailleurs, certains enfants sont désormais en capacité de faire un choix ou de prendre l’initiative de proposer le jeu du jour. Cela leur permet ainsi, d’être acteur dans un cadre proposé. Les jeux sont les suivants : la chaise musicale (l’utilisation de coussins au départ a évolué vers les cerceaux) ; la statue (arrêt de l’ensemble du corps à l’arrêt de la musique) ; jeu du béret (à l’appel de leur prénom, les enfants récupèrent l’objet placé dans un cerceau au centre) ; tire à la corde ; jeu de ballon ou du parachute ; le jeu des émotions (ils dessinent, miment et devinent chaque expression), etc.

L’activité se termine par une ronde « dansons la capucine » ou « mon petit lapin ». Cela participe à nouveau à la structuration du temps afin d’annoncer la fin de la séance. Ce moment permet également d’aborder la question de la distance et de la proximité,(travail autour de la limite et du contact physique). Avant de rejoindre le groupe, nous proposons aux enfants un temps calme, afin de marquer la transition, le passage à un autre espace.



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Maira Gall