mardi 19 septembre 2017

Les menus du 18 au 24 septembre


mardi 5 septembre 2017

Les menus du 4 au 8 Septembre


mardi 29 août 2017

Exposition l'Atelier Du Non Faire à Montrelais



La Mutuelle La Mayotte apporte désormais son soutien à l'Atelier du Non Faire, atelier de libre expression fondé en 1983 par Christian Sabas, dans son travail de sauvegarde des 8000 oeuvres et documents d'archives actuellement entreposés au "Pavillon 53" à Neuilly sur Marne.



Elle se fait donc naturellement la partenaire de l'exposition organisée par le Centre d'Art de Montrelais du 2 septembre au 28 octobre.







pour en savoir plus sur l'Atelier du Non Faire c'est par ici.   

et là

GEM Le Rebond : Journée pour Kévin le samedi 2 septembre


"Passages secrets" au GEM de Montreuil


Le dimanche 23 Juillet, au GEM de Montreuil, dans le cadre du projet "L'Etat du Terrain", une trentaine de participants venus des GEM d'Epinay, Anouville, Bondy et du quartier se sont retrouvés pour participer à "Passages Secrets" : une randonnée photographique et poétique dans les interstices du quartier Branly-Boissières, rythmée par le bruit des déclencheurs et la lecture du texte "A perte" de Pierre-Alain Huart ...

... Au milieu des friches, aux abords d'un terrain de foot, un bar sauvage à l'ombre d'un sous-bois, des jardins un peu cachés, des terrains vagues, à la rencontre des habitants, des associations ... accompagnés par le photographe Philippe Koch.   

Et à la nuit tombée, sous la lune noire, absente, nous avons développé les pellicules, puis les tirages ont commencé, à ciel ouvert. Le claquement du minuteur, les apparitions sur le papier.

Jusqu'aux alentours de minuit.

Arnold Bugnet, auteur et coordinateur de "L'Etat du Terrain". 

Merci à Kader pour les repérages et l'itinéraire de la randonnée.

Ce projet bénéficie de l'aide du contrat de Ville de la ville de Montreuil pour le quartier prioritaire Branly-Boissières.       
Photo /// Philippe Koch /// 2017

A PERTE (extrait), de Pierre-Alain Huart

Je me demande où ils vont. Je ne sais jamais s’il faut dire qu’ils sont perdus. C’est je pense  du désir d’y revenir.  Tout ce qu’on perd.  Tout ce qu’on trouve et son lieu de dépôt.  Ce qui reste en attente.  Je me demande où ils vont.  Stockés, archivés, consignés, référencés.  On ne perd pas n’importe quoi, n’importe où.  Ce qui est perdu à son lieu de dépôt. Je me dis que la perte est au centre de tout.  Je veux entendre les mots de la perte aussi. Ces visages qui manquent je me demande où ils vont.  Je veux trouver les mots pour les faire revenir, me souvenir d’un détail marquant, quelque chose qui rattache irrémédiablement. Décrire la forme, la couleur. Trouver les mots qui disent au plus juste. C’est possible. Se souvenir déjà de l’endroit où ils ont disparues, quand, dans quelles circonstances. Chaque semaine je me rends dans ce hangar sombre et humide. Un lieu déserté en bordure de la ville.

Photo /// Philippe Koch /// 2017
  
A PERTE (extrait), de Pierre-Alain Huart

Alors je me tais. Je regarde. Je prends des photos. De toute façon j’ai perdu trop loin. Les gens que je connaissais? Non, personne. J’ai perdu leurs noms, leurs adresses, leurs téléphones. Les objets aussi. Je reste devant un objet sans savoir son nom, le mot pour le dire. Le truc pour couper la viande. C’est quoi le mot pour dire? Je ne sais pas. Je peux le dire en image. Je montre la chose. J’ai des centaines de photographies stockées dans cet appareil. La carte mémoire et pleine. Des images imprimées aussi, que je garde dans ma poche. Mais c’est un peu moins tous les jours. L’appareil photo il reste pendu à mon cou. Je dors avec aussi. Je ne l’enlève pas, le recharge la nuit. Pour pas le perdre. Si je perds l’appareil, j’ai quoi ? Qui reste ? La photo du visage c’est vous qui l’avez.

Elle est où  ? Non. Je parle plus.  


Photo /// Philippe Koch /// 2017




jeudi 13 juillet 2017

Le GEM Les Mille et Une Vie en fête



Raconter la journée du 10 mai 2017, date de la première journée Portes Ouvertes du GEM d'Arnouville, c'est se rappeler des moments agréables. Ceux passés en compagnie de nos invités et des gemeurs*. Les invités, pour parler d'eux, étaient venus en nombre ce jour-là nous faire l'honneur de leur présence. Sans en faire une liste exhaustive, on pourrait citer : des membres des ESAT de Goussainville et Gonesse, des infirmières et des patients du CATTP, nos amis du GEM de St-Denis et d’Epinay, nos partenaires de l'UNAFAM  et de la Mayotte, et la mairie de Villiers-le-Bel. Tous étaient réunis pour ce qui allait être une date événement dans la vie du GEM, mais aussi une belle occasion de mieux se connaître. Et, pour ce faire, quoi de mieux que des locaux mis en beauté, apprêtés, pour en faire le théâtre de réjouissances que nous avons souhaité nombreuses. Au programme : des grillades, des expos (sculptures, photos, poèmes et peintures), une salle de musique ambiancée par des musiciens expérimentés, et des rafraîchissements.
Les occasions pour se retrouver, échanger, ou même pour certains de se déhancher sur un dance-floor improvisé, ne manquaient pas. Le joyeux collectif des gemeurs s'est surpassé pour ses convives.

Assurément une bonne humeur et un soleil au top étaient au rendez-vous. En effet, parce qu'il fallait marquer les mémoires, nous avions invité des artistes, dont le titre était mérité. Tout d'abord, pour ouvrir les festivités, c'est une troupe de flamenco qui nous a offert un spectacle autour de la danse et des chants venus des régions les plus chaudes d'Espagne, OLE ! Ses pas rythmés accompagnés d'airs de guitare et de voix aux accents caliente ont embrasé la piste. Beaucoup assistaient à un spectacle de ce genre pour la première fois, et tous étaient sous le charme de sa beauté visuelle et sonore. Nous avons pu ressentir la chaleur de cette culture. Pour la suite c'est MN qui a fait le show. Ce slammeur nous avait déjà gratifié d'une prestation qui l'avait connaître du GEM. Pour certains, c'était donc une chance de réécouter son répertoire et, pour d'autres, de faire la découverte d'un artiste qui mériterait d'être plus connu. Armé de son fidèle blaster (qui ne le quitte jamais!), de sa carrure, de son vécu, il a touché son auditoire par sa sincérité. Ses textes rodés témoigne d'un bel ouvrage sur les mots et d'une expertise, celle de la rue et d'autre facettes de son expérience vécu. Sa prestation a été saluée, et on peut dire sans modestie que c'est un artiste LOCAL !


C'est en début de soirée qu'est venue l'heure de clôturer la fête, avec le sentiment du travail bien fait. Celui aussi d'avoir vécu une journée pleine de moments de détentes, et d'expériences fertiles en d'échanges. Finalement, tout le travail de préparation de cette journée avait porté ses fruits : ce travail qui devait faire de cette journée une célébration de plusieurs années de vie de l'association et de la collaboration avec ses partenaires précieux. Il a fallu l'implication de tous pour que le GEM accueille l'événement dans de bonnes conditions : rafraîchir et aménager les locaux, rassembler et sélectionner les œuvres à présenter, préparer les victuailles, défendre collectivement le projet devant la commission de la mairie  pour obtenir une subvention, parler autour de nous de cette journée pour y inviter une diversité de personnes. C'est aussi pour cela que nous en tirons une grande satisfaction, de quoi faire brûler un peu plus fort cette flamme qui nous anime, nous apporte de la joie et aide  notre association à voir plus grand ensemble.


Tahirou Sissoko, président de l’association, avec les gemeurs et les animateurs

mercredi 28 juin 2017

UNE MATINÉE À LA MAISON DE L'ENFANT / SESSAD FRIDA KHALO #2



Atelier d'éveil musical.
On continue notre série de rencontres à la Maison De l'Enfant/SESSAD Khalo. Cette semaine Pierre-Alain a assisté à un atelier sensoriel Snoezelen, mené par Elya, psychocmotricienne. Cette stimulation mutisensorielle contrôlée est non directive et vise à l'éveil de la personne au monde extérieur par le biais du corps et des 5 sens.


Stéphanie, élève aide médico-psychologique, Pauline, infirmière, Elya, psychomotricienne.
Giovani, emploi avenir moniteur éducateur et Erwan, médecin psychiatre.  
 
© Le blog de la Mayotte
Maira Gall